Bourses scolaires AEFE

Les frais de scolarité des établissements du réseau AEFE sont très importants. Consultez notre simulateur pour en avoir confirmation.

Pour les parents dont les ressources rendent difficile l'accès à ces établissement, le ministère de l'Europe et des affaires étrangères, à travers l'Agence pour enseignement français à l'étranger (AEFE) attribue des bourses.

Ces bourses concernent (sur demande), les frais de scolarité, les frais d'inscription/réinscription, les fournitures scolaires, les inscriptions aux examens, les frais de cantine et de transport. En dehors de la bourse de transport qui est remise en liquide, les autres bourses sont payées directement aux établissements.

Le fonctionnement des bourses AEFE est public et transparent.
Il est détaillé dans le document Instruction spécifique sur les bourses scolaires) (version 01.2026, 55 pages).

Conditions

  • Être de nationalité française (enfant).
  • Être enregistré sur le registre du consulat (demandeur et enfant).
  • Résider avec l'un de ses parents au Mali (dérogation possible).
  • Avoir au moins 3 ans dans l'année de la rentrée et maximum un an de retard en primaire ou deux ans au secondaire (dérogation possible).
  • Fréquenter (CCB2) ou le prévoir, un établissement du réseau. Les bourses ne concernent que les niveaux homologués de ces établissements (certains établissement peuvent proposer des niveaux non homologués, non éligibles à la bourse).
  • Attester de la non perception d'allocations familiales (CAF) en France (demandeur).
  • Avoir des ressources justifiant l'accès à la bourse. Voir notre simulateur.

Fonctionnement

Les bourses doivent faire l'objet d'une demande de bourse à travers le dépôt d'un dossier de demande de bourse.
Ce dossier est établi par la personne en charge de l'élève (le demandeur) : le plus généralement, un des deux parents.
Le demandeur fait une demande collective pour sa famille. Elle peut être constituée d'un ou plusieurs élèves.
Le dossier est déposé physiquement au service social du consulat ou directement visa la plateforme SCOLAIDE.

Pour la campagne 2026/2027 (rentrée de septembre 2026), les dossiers doivent être déposés au format papier au consulat avant le lundi 16 février 2026 à 12h00.

Passé cette date, nous ne pourrez faire une demande de bourse pour 2026/2027 que lors de la deuxième campagne (juillet-août 2026) et uniquement si vous vous êtes installé au Mali depuis février 2026 ou que vous avez subi un changement de situation important.

Avertissement

Le consulat d'une manière générale et en particulier le service social est débordé. En conséquence, il n'a ni l'énergie ni la patience pour traiter nos dossiers avec l'attention que nous pourrions attendre :

  • Les informations sont réputées disponibles (sur leur site).
  • Le fonctionnement précis des procédures est réputé connus et compris de tous.
  • Les oublis, erreurs, inattentions et imprécisions ne sont pas acceptées et considérées comme volontaires.
  • Les retards et indisponibilités ne sont pas acceptées et considérées comme malicieuses.
  • Les situations particulières ne sont pas considérées comme telles.
  • Les questions sont considérées comme des agressions.

Cela signifie que vous devez être informés, précis, rigoureux, volontaires et polis (voir obséquieux) dans la constitution du dossier et les éventuels échanges avec le service social.

Le dossier de demande de bourse

Contactez nous pour vous guider et vous aider dans la constitution de votre dossier de demande de bourse !
Connaître votre dossier nous permet de vous défendre lors des CCB.

Le dossier de demande de bourse est très intrusif et désagréable à constituer. Il est néanmoins indispensable.
Suivez les quelques conseils suivants pour éviter les écueils habituels :

  • Fournissez un dossier complet. Le service social pourra vous demander des pièces supplémentaires mais il peut considérer un dossier manquant une pièce demandée comme incomplet et le rejeter sans le traiter.
  • Fournissez une fiche récapitulative des pièces demandées (en fonction de votre situation), qui indique pour chaque, le document fourni (certains documents peuvent répondre à deux demandes).
  • Assurez vous de télécharger et remplir le bon formulaire (celui indiquant la bonne année). Même s'il ressemble trait pour trait à celui de l'année dernière, il est différent.
  • Fournissez une lettre explicative de votre situation. Le formulaire ne demande que des informations synthétiques. En donnant des détails de contexte, votre situation sera plus facilement appréciable et évitera au service de déduire ou d'imaginer. Justifiez tout ce qui n'est pas évident.
  • Soyez honnête ! Rien n'est plus dommageable pour votre dossier que la découverte d'une information cachée ou transformée. Même insignifiante, elle vous fait apparaître comme malhonnête et vous disqualifie (et pour longtemps).
  • Fournissez l'attestation de la CAF si vous avez vécu en France. C'est difficile à obtenir mais nécessaire.
  • Les familles avec des séparations ou des divorces sont nombreuses. À moins d'un document attestant la non participation de l'ex-partenaire ne soit présenté, les revenus du deuxième parent doivent être inclus et sont intégrés au calcul.
  • Soyez polis et courtois dans tous vos échanges. Dans la mesure du possible, ne communiquez que par email avec le service social.

Traitement de votre demande

La campagne ouvre en janvier et dure environ un mois. Pendant ce temps, les demandeurs déposent leurs dossiers au consulat. Les dossiers déposés en début de période ont l'avantage de bénéficier de toute la période pour être examinés. Il est conseillé d'anticiper et de déposer son dossier rapidement.

Après réception de votre dossier, le service social du consulat en vérifiera le contenu. Vous pourrez être contacté pour fournir des pièces manquantes ou des pièces additionnelles.

À tout moment au cours de l'instruction d'une demande de bourse, le service social peut vous contacter pour demander une visite à domicile (VAD). Cette visite est normalement systématique pour les 1ères demandes et renouvelée au moins tous les 3 ans pour les autres (dans les fait, ce calendrier n'est pas respecté). Le but d'une VAD est de vérifier les conditions de vie du demandeur et leurs adéquations avec les déclarations du dossier.

Fin avril a lieu le conseil consulaire des bourses (CCB1). Il est constitué d'une trentaine de personnes (le consulat, le COCAC, les conseillers consulaires, les représentants d'association d'utilité publique – dont nous ! –, les directeurs, représentants syndicaux, comptables et représentants des associations de parents d'élèves des établissements concernés) [liste des participants dans les PV] qui vont discuter de chaque cas individuel.
Le service social, sur la base du dossier fourni, indique le taux de bourse théorique (cf. notre simulateur) et émet un avis (favorable, ajournement, rejet).
Le conseil consulaire débat ensuite et décide de suivre ou non l'avis du service social et peut décider, dans le cas d'une décision favorable de changer le taux de bourse, à la hausse, comme à la baisse.
Le conseil consulaire est souverain sur cette décision (mais doit justifier ses décisions). En pratique, la voix du service social est très importante.
Important : le conseil consulaire s'est engagé à respecter un budget. Ses décisions peuvent donc être influencées par des éléments entièrement extérieurs au demandeur.

À l'issue du CCB1, les familles pour lesquels il a été décidé des ajournements ou des rejets sont notifiés (avis provisoire).

Les résultats du CCB1 sont transmis à l'AEFE qui organise, à Paris, la Commission Nationale des Bourses (CNB), qui étudie tous les dossiers de tous les pays. Les service sociaux des consulats n'y sont pas présents, pas plus que les conseillers consulaires (deux conseillers de l'AFE sont cependant présents). Les représentants des associations d'utilité publique y sont par contre représenté (donc FDM mais pas la section Mali).
La CNB a toute latitude pour changer les décisions prises en CCB.

À l'issue de la CNB1, l'AEFE transmet au consulat les résultats et ceux-ci notifient aux familles les avis définitifs sous réserve (les enfants doivent effectivement fréquenter l'école, utiliser les services extra scolaires, etc. Une VAD peut aussi invalider la décision).

En juillet s'ouvre la deuxième campagne. Elle dure environ un mois. Elle s'adresse à ceux arrivés au Mali après la première campagne, aux demandeurs de la CCB1 ayant obtenu un ajournement ou un rejet et à ceux demandant une révision (quotité jugée insuffisante, situation économique dégradée). Les demandeurs hors de ces motifs doivent justifier de raisons exceptionnels.

Fin octobre a lieu le CCB2. Il se déroule de la même manière que le CCB1 à la différence qu'il ne rends pas d'avis d'ajournement.

À l'issue du CCB2, le consulat notifie les familles des avis provisoires (à minima pour les rejets).

Se tient ensuite la CNB2, qui se déroule comme la CNB1.

Puis les décisions de la CNB2 sont transmises aux consulats qui notifient les familles des décisions définitives sous réserve (idem).